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Réticulo-péricardites sur 3 bovins - Cas d'autopsie mensuel - Mai 2023

La Société Belge Francophone de Buiatrie (SBFB) enquête sur le terrain et vous propose de découvrir chaque mois un cas d'autopsie bovine !

Pour nous suivre : www.buiatrie.vet


Découvrez ici la publication de mai !


De nombreux cas de lésions par corps étrangers sont constatés en salle d'autopsie de la FMV de l'ULG, et les plus spectaculaires sont certainement les réticulo-péricardites !

Plusieurs cas ont été recensés sur les derniers mois, en voici quelques exemples…


Bonne lecture !



La SBFB enquête sur le terrain…




Quoi de neuf en salle d’autopsie ?




La SBFB,

en collaboration avec le département de pathologie et morphologie de la faculté de médecine vétérinaire de Liège (DMP) ainsi que le département clinique des animaux de production (DCP),

vous présente le cas du mois :


« Quand Cupidon se trompe de flèche – Cas de réticulo-péricardites sur trois bovins »



Anamnèse et Clinique


CAS n°1 - Clinique des ruminants de la FMV – ULG (pôle RUPO)


Vache de race Pie-Noire Holstein âgée de 7 ans, présentée en septembre 2022 pour coliques et anorexie, mais elle continue de ruminer normalement.

Sa production laitière a chuté brutalement (0L).

Elle est gestante, l’éleveur l’estime entre 6 et 8 mois.

Le vétérinaire suspecte une torsion de caillette à droite et la réfère pour laparotomie.


--> Examen clinique à l’arrivée :


L’animal est debout, mais abattu d’un point de vue psychique, et présente un comportement anormal.

Le poil est propre, le score corporel est de 2.


• Respiratoire : fréquence 88 de type costo-abdominal.

• Température rectale : 38.4 Extrémités : tièdes

• Auscultation cardio-respiratoire : RAS

• Cardio-vasculaire : fréquence 104, amplitude normale, choc précordial normal. TRC < 2 secondes, capillaires de la sclérotique > 3 secondes, pli de peau > 4 secondes (animal déshydraté).

• Muqueuses oculaires et génitales congestives.

• Ganglions sous-maxillaires, pré-scapulaires et pré-cruraux normaux.

Auscultation digestive : bruits digestifs diminués. La vache présente du méléna.

Fouiller rectal : le veau est vivant, pas d’évidence de torsion de matrice, rien d’autre à signaler.

Test du garrot : positif


--> Diagnostic différentiel :


- Réticulo-péritonite traumatique

- Ulcères de caillette

- Entérite


--> Examens complémentaires :


Biochimie et hématologie (14.09)

Protéine totale sérum ou plasma : PTS : 78 ; PTP : 94 ; F : 16

IgG test au Glutal : < 1min

Microhématocrite : 30%

Analyse LABO : Vetstat

L’analyse des gaz sanguins révèle une légère alcalose métabolique, avec une légère hypernatrémie (norme 132-152, Kaneko 2008), une hypokaliémie (norme 3.9 – 5.8, Kaneko 2008) et une hyperchlorémie (norme 97-111, Kaneko 2008).



Résultats de la prise de sang : l’hématologie révèle une légère lymphocytopénie, mais pas d’évidence d’anémie.



Echographie :


Augmentation de la motricité intestinale, pas d’autre anomalie au niveau de l’abdomen droit. A gauche, présence d’une zone suspecte au niveau de la jonction réseau/rumen, laissant penser à un corps étranger. L’échographie thoracique et cardiaque n’a révélé aucune anomalie.


>>> Pronostic : vital mauvais


>>> Au vu de l’état général de l’animal et des résultats des examens complémentaires, l’euthanasie de l’animal a été recommandée. L’éleveur souhaita tout de même tenter un traitement antibiotique, espérant pouvoir mener la vache jusqu’au terme de sa gestation.


--> Mise sous traitement :


Drenchage (Drenchlact ®), anti-inflammatoire (Emdofluxin®), pénicilline (Peniyet®), mise sous perfusion (NaCl 0.9% - 40L).


--> Evolution du cas :


L’état de la vache ne s’est pas amélioré malgré une modification de traitement :

- antibiotique par voie intraveineuse (Dofatrim ®)

- anti-inflammatoires (Meloxidyl ®)

- poursuite de la perfusion


Elle a décliné et a fini par avorter après 4 jours d’hospitalisation. Une euthanasie de l’animal a été réalisée à ce moment-là.


Cas n°2


Vache croisée BBB âgée de 4 ans et 10 mois, de robe pie-rouge.

Cet animal a directement été transféré de la ferme vers la salle d’autopsie.


Le 7 février, le vétérinaire traitant est appelé pour une anorexie complète.

La vache est ballonnée et présente une constipation qui évolue sur quelques jours.


L'examen clinique révèle un ballonnement à gauche, très peu de bruits ruménaux, pas de rumination, une anorexie totale.

Auscultation cardio-pulmonaire RAS, pas de reflux jugulaire.

Au fouiller rectal : absence de matière fécale, impaction du rumen, le reste de l'examen dans les normes.

C'est une vache pleine de 5 mois environ, nourrie au foin et concentrés, qui est en étable entravée chaîne hollandaise.


Elle reçoit ce 7/2 : un aimant, flunixine et amoxicilline LA.


Le 8/2 : aucune amélioration. Poursuite du traitement : perf d'hypertonique + drenchage + AIS+ AB.


A partir du 12/2, les bruits cardiaques sont assourdis et un reflux jugulaire apparaît, le traitement se poursuit sur une semaine. L'appétit reprend mais pas de manière satisfaisante, l'éleveur souhaite arrêter les frais, elle meurt le 2/3.


Cas n°3


Le 14/3 : la voisine d'étable, une vache BBB âgée de 2 ans et 7 mois, déclare les mêmes symptômes avec directement de l’hyperthermie, une anorexie, de la constipation, un reflux jugulaire et une auscultation cardiaque assourdie (œdème).

Elle présente une fin similaire en 3 jours.


Autopsie


CAS n°1


Cette vache autopsiée en septembre 2022 était dans un bon état d'embonpoint.


Ses 2 carpes étaient gonflés. Leur dissection a mis en évidence une périarthrite chronique purulente avec arthrite fibrineuse du carpe droit.


Un abcès sous-cutané de 5 cm de diamètre était présent en région sternale.


L'examen nécropsique a révélé une distension de l'utérus par l'arrière-faix et un liquide rosâtre opaque, nauséabond, suggérant du pus ; la muqueuse était dépolie.

Les reins présentaient 5 infarcti chroniques de ± 5 mm de diamètre dans le cortex.


Aucune lésion n'a été observée au niveau de la caillette, ni de type ulcératif, ni autre.

On observait quelques adhérences fibreuses entre le réseau et le diaphragme et entre le diaphragme et le péricarde.


À l'ouverture du péricarde, des adhérences fibreuses étaient présentes à l'apex du cœur ; elles étaient centrées sur un corps étranger de type armature de pneu "planté" dans le myocarde.



(Photo 1 – Armature métallique perforant le myocarde – Photopsie DMP)


Ce corps étranger avait provoqué un trajet nécrotique avec perforation de toute l'épaisseur du myocarde.

Au fond du ventricule gauche, un thrombus adhérait à l'endocarde à l'endroit où le corps étranger faisait saillie.


(Photo 2 – Perforation du myocarde et trajet nécrotique du CE – Photopsie DMP)


Aucune autre lésion macroscopique significative n'a été observée.

La lésion principale sur ce cas était une réticulo-péricardo-myocardite traumatique.


CAS n°2


Cette vache autopsiée en février 2023 était dans un état d'embonpoint correct.

L'examen nécropsique a révélé une péricardite chronique active fibrinopurulente…


(Photo 3 – Péricardite chronique active – Photopsie DMP)


…une pleurésie chronique active fibrinopurulente unilatérale droite…


(Photo 4 – Pleurésie chronique active, face costale interne – Photopsie DMP)


(Photo 5 – Pleurésie chronique active, lésions pulmonaires 1 – Photopsie DMP)


(Photo 6 – Pleurésie chronique active, lésions pulmonaires 2 – Photopsie DMP)


… et la présence d'un corps étranger de type fragment de fil barbelé de 6 cm "planté" dans le myocarde ventriculaire gauche sans perforation totale.

Le bilan de ce cas était une réticulo-péricardite traumatique.


CAS n°3


L’animal autopsié en mars 2023 était dans un état d’embonpoint correct.

Au niveau du réseau, il y avait présence d’un corps étranger linéaire métallique perforant de 7 cm de long.

On a constaté une réaction fibrineuse sur la séreuse du réseau, ainsi que sur le diaphragme (péritonite fibrineuse sévère focale) et congestion de la muqueuse du réseau.

Le corps étranger perforait le diaphragme, ainsi que le péricarde, causant une péricardite fibrineuse sévère. Le sac péricardique contenait 1,5L de fibrine et caillots sanguins.

Il y avait des adhérences entre l’épicarde et le péricarde.


(Photo 7 – Lésion péricardique par CE, fibrine et caillots sanguins du sac péricardique – Photopsie DMP)


(Photo 8 – Zoom sur les lésions péricardiques provoquées par CE de 6 cm – Photopsie DMP)



Discussion


Les réticulo-péricardites traumatiques, tout comme les réticulo-péritonites traumatiques (RPT), touchent principalement les bovins adultes.


Contrairement aux petits ruminants (ovins et caprins), le bovin ingère rapidement des fourrages et des aliments sans réelle capacité de tri, ce qui l’expose plus facilement à ce type de pathologie.


Chez les plus jeunes animaux, l’absorption est moins rapide et la fraction d’aliment solide est plus réduite. L’incidence de la pathologie est donc moindre dans ces classes d’âges.


A) Rappel des particularités du réseau


La situation anatomique particulière du réseau (ou réticulum) explique les nombreuses conséquences possibles en cas d’ingestion d’un CE linéaire :

- proximité du diaphragme et de la zone péricardique

- proximité de la rate

- proximité du foie



La surface interne (muqueuse) du réseau est également particulière.

En effet, les cellules réticulaires se soulèvent en « crêtes » pour délimiter des cavités dites en « nid d’abeille ».

(Fig. 2 – Structure en « nid d’abeille » de la muqueuse interne réticulaire)


Cette structure interne de paroi favorise la retenue des CE, et les puissantes contractions musculaires réticulaires prédisposent à la traversée de la paroi (en tout ou en partie) de CE linéaires.


B) Origines les plus fréquentes des CE


• Morceaux de fils de fer provenant de pneus usagés utilisés pour couvrir les silos.

Ces pneus se dégradent au fil du temps et libèrent des fils métalliques très fins et longilignes, qui peuvent aisément traverser la paroi du réseau.


(Fig. 3 – pneus dégradés sur silo laissant apparaître des limailles de fer – Dr Henrard Pascal)


• Fragments de métaux retrouvés en pâture, suite à l’utilisation de machines d’entretien telles que les épareuses (débrousailleuse de talus ou de haies) qui peuvent déchiqueter des morceaux de clôture ou des fils qui « traînent ».


(Fig. 4 – Epareuse en action)


• Risques liés au mode et au matériel de récolte ou de distribution des aliments (faucheuses auto-chargeuses, mélangeuses-distributrices, ensileuses, etc.). Autant d’étapes qui favorisent le ramassage de fragments métalliques et qui en cas d’usure des machines peuvent aussi en générer (exemple : brisure de couteaux d’ensileuse).


• Lors d’un chantier ou de travaux de rénovation de bâtiment d’élevage, des restes de quincailleries qui peuvent traîner, ou des limailles de fer consécutives d’une découpe de métal.


C) Les différentes formes et expressions cliniques des réticulo-péritonites traumatiques et leur évolution possible


1) Forme aigue (3-4j)


Elle se caractérise par une douleur abdominale suraigüe, de l’hyperthermie modérée (souvent 39°5 à 39°7, parfois jusque 40°5) et un arrêt de la digestion.


• Premiers signes non spécifiques :

- anorexie brutale et chute de production laitière


• Par la suite :

- douleur aigue : l’animal rechigne à se déplacer, yeux fixes, dos « voussé » (cyphose), cou allongé, coudes écartés. Douleurs lors de miction ou défécation.

- météorisation, constipation, fèces mal digérées (fibres de grande taille).


Le « test du garrot » (pression appuyée sur cette zone) ou le « test du bâton » (pression sur la zone ventrale xiphoïdienne) peuvent mettre en évidence une plainte de l’animal.


(Fig 5 – DD de la RPT aigue des bovins – Karim Adljou – Point Vétérinaire n°253 - mars 2005)



• Evolution possible en quelques jours :

--> guérison (avec ou sans traitement)

--> évolution vers une forme chronique (voir point 2)

--> complications (voir point 3)


2) Forme chronique


Les symptômes deviennent frustes car la douleur est plus contenue, et les lésions évoluent vers une péritonite localisée fibrineuse avec formation d’adhérences par la suite.


- perte de poids

- rumination imparfaite

- poil terne, piqué

- baisse de production

- alternance possible de phases de constipations et de diarrhées

- l’animal peut être normotherme durant cette phase


L’animal devient le plus souvent une non-valeur économique.

Une bactériémie est possible à ce stade avec dissémination dans l’organisme de germes à partir du CE contaminé.


3) Complications


Le foyer infectieux primaire peut gagner des organes thoraciques ou abdominaux, d’où l’étendue des complications graves possibles : indigestion par paralysie du nerf vagal, péricardite, pleurésie et pneumonie, abcès pulmonaires, abcès de la rate ou du foie, diffusion par voie sanguine de l’infection (arthrites, atteinte des valves cardiaques, des reins…).


(Fig 6 – Lésions et séquelles possible lors de RPT – Karim Adljou – Point Vétérinaire n°253 - mars 2005)


A. Péritonite aigüe diffuse


Assez rare. Après 48h de symptômes « classiques », on observe :

- hypothermie

- tachycardie, tachypnée

- stase digestive et intestinale

- évolution vers état de choc et mort.


B. Péricardite associée à la RPT


À la suite d’une ponction du CE, une péricardite septique peut s’installer.

Celle-ci représente 6 à 8 % des cas.


Après quelques semaines d’évolution, on peut remarquer :

--> un liquide d’épanchement qui vient comprimer le cœur

--> une distension des veines jugulaires et abdominales, une congestion cardiaque droite, un pouls jugulaire anormal et un œdème du fanon ou/et de l’auge

--> une dyspnée peut apparaître en cas d’insuffisance cardiaque gauche surajoutée


C. Abcès péri-réticulaires, du foie ou de la rate


Ils se créent par ponction du CE dans l’organe en question.

Le lobe gauche du foie est le plus touché, car la zone ventrale de sa face viscérale est en regard de la paroi droite du réseau.

La rate peut être touchée par le côté gauche du réticulo-rumen.

Ce sont plus souvent des constats d’autopsies que des facteurs d’expression clinique en soi.

Toutefois, une localisation hépatique proche de la veine cave caudale pourrait, dans de rares cas, être à l’origine d’un thrombus avec comme conséquence possible une thombro-embolie pulmonaire.

Une rupture d’abcès peut être aussi le point de départ d’une bactériémie, avec dissémination dans tout l’organisme.


D. Syndrome d’Hoflund


Se crée par défaut de transit réticulo-omasal (adhérences au réseau, abcès péri-réticulaires ou hépatiques ou tout autre obstacle gênant le transit).

L’animal vu de l’arrière a un profil dit de « pomme-poire », ou rumen en « L ». Ceci est dû à une météorisation de la partie supérieure du rumen, et une accumulation des aliments en partie ventrale du rumen et de la caillette.


D) Diagnostic


Clinique


Basé sur les symptômes décrits plus haut.


Echographie thoracique


Technique de choix pour la mise en évidence de variations morphologiques dans la région réticulaire et ruminale crâniale. Plus facilement réalisable sur le terrain que la radiographie.

(Fig. 7 – Zone de repère pour échographie du réseau – Buczinski 2009)


On se positionne vers le 6 – 7ième espace intercostal, principalement du côté gauche du sternum. En effet, les 2/3 du volume du réseau sont situés du côté gauche par rapport au plan médian.

(Fig. 8 – Comparaison entre zone réticulaire normale (à gauche) et zone de réticulo-péritonite (à droite) – Braun 2009)


Radiographie


Assez difficile à réaliser sur le terrain.

Permet toutefois de bien visualiser la nature et la position du CE.


Détecteur de métaux


Cette technique est limitée de part le fait que si l’on considère que 90% des bovins présentent des particules métalliques dans le réseau, elles sont la plupart du temps non traumatiques et non perforantes.

De plus, certains particules « non magnétiques » peuvent être de nature traumatiques (aluminium, cuivre).


Examens sanguins


Les protéines totales sont une représentation de l’albumine et des différentes globulines (alpha, bêta, et gamma-globulines).

Le dosage des protéines totales, de l’albumine, et le rapport albumine/globuline permet d’orienter vers les différentes causes d’inflammation chez les bovins comme représenté dans le schéma ci-dessous :


(Fig 9 – Tableau d’orientation des différentes causes d’inflammation chez les bovins – Synlab 2015)


Plus spécifiquement encore, les RPT s’accompagnent généralement :


- d’une augmentation des protéines plasmatiques totales (>78 g/L)

- d’une augmentation de la fibrinogénémie plasmatique (>7 g/L)


Des valeurs couplées de protéinémie totale et fibrinogénémie plasmatiques élevées (88,2g/L et 7, 66 g/L) permettent d’obtenir une sensibilité et une spécificité de 76% et 90% lors des analyses biochimiques dans le cadre d’une RPT.


Lors d’une RPT chronique, la globulinémie augmente.

Le test au glutaraldéhyde permet d’évaluer la présence d’un processus inflammatoire et d’apprécier quantitativement son caractère aigu ou chronique. Non spécifique mais en relation avec l’anamnèse, il peut guider vers un diagnostic de RPT.

Dans notre cas n°1, la réaction était inférieure à 1 min, ce qui montre une teneur sérique en gammaglobulines très élevée.

Lors de RPT, on peut classiquement mettre en évidence une hypochlorémie, une hypokaliémie, et une alcalose métabolique. Ces anomalies sont toutefois peu spécifiques.


Liquide péritonéal


Son prélèvement peut permettre de mettre en évidence des signes de péritonite avec des modifications de couleur, de volume, d’odeur et de turbidité du fluide. La cytologie ou la biochimie peuvent compléter l’analyse afin de confirmer la péritonite. Une bactériologie avec antibiogramme sur le fluide permettra éventuellement d’affiner l’antibiothérapie mise en place.


Laparotomie exploratrice/ ruminotomie (voir traitement)


E) Traitement


Il repose sur l’administration d’un aimant et sur un traitement symptomatique (antibiotiques, anti-inflammatoires, fluidothérapie, pansements gastriques, etc.).


Une laparotomie exploratrice avec ruminotomie peut être tentée lors de résultats insuffisants du traitement médical.

Voici un lien vidéo d’une chirurgie avec retrait de multiples corps étrangers par ruminotomie :


L’issue du traitement médical est incertaine. Le traitement chirurgical reste lourd.

Le pronostic dépend de l’endroit où a migré le corps étranger et des lésions engendrées. L’euthanasie de l’animal pour non-valeur économique ou sa mort ne sont pas rares.


F) Prévention


La mise en place systématique d’un aimant sur tous les animaux à partir de 6-8 mois est recommandée.


Une surveillance accrue des facteurs de risques tels que ceux mentionnés plus haut (voir la partie « origines les plus fréquentes des CE ») permettra de baisser l’incidence de ce type de pathologie.



Remerciements :


- au Dr CASSART Dominique (DMP) – Service d’Autopsie (FMV, ULiège)

- au Dr EPPE Justine – Pôle ruminants (FMV, ULiège)

- au Dr MARCHAND Pierre (Cabinet vétérinaire de Neufchateau)

pour leur aide et leur support technique.


Pour la Société Belge Francophone de Buiatrie,

Dr Henrard Pascal








Sources :


- « Affections dues à l’ingestion des corps étrangers par les bovins État des lieux, moyens curatifs et préventifs » - ANSES - Rapport d’expertise collective – Octobre 2021 - https://www.anses.fr/fr/system/files/SABA2020SA0009Ra.pdf


- « Les complications des corps étrangers chez les bovins » - Dr CUMINET Jean-Michel – 22/07/2021 – Publication Littoral Normand


- « Réticulo-péritonite traumatique : Corrélation entre les examens nécropsiques et les examens cliniques et paracliniques (échographie, biochimie, hématologie) ante-mortem » - BATAILLE Guillemette – Thèse d'exercice, Médecine vétérinaire, Ecole Nationale Vétérinaire de Toulouse - ENVT, 2013, 100 p. - https://oatao.univ-toulouse.fr/10854/1/Bataille_10854.pdf


- « La réticulopéritonite traumatique des bovins » - Karim Adjou, Bérangère Ravary, Sébastien Buczinski, Jeanne Brugère-Picoux, Gilles Fecteau - Le Point Vétérinaire / N° 253 / Mars 2005 - https://www.researchgate.net/publication/287742138_Traumatic_reticuloperitonitis_in_cattle


- «L'abdomen aigu chez le bovin du diagnostic au traitement : un challenge pour le praticien» - SARTELET Arnaud – Présentation Formavet – 2015 https://orbi.uliege.be/bitstream/2268/192418/1/Formavet_Abdomen_aigu.pdf

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