top of page

Deux cas d'urolithiases fatales - Cas d'autopsie - Octobre 2023

La Société Belge Francophone de Buiatrie (SBFB) enquête sur le terrain et vous propose de découvrir un nouveau cas d'autopsie bovine !

Pour nous suivre : www.buiatrie.vet


Découvrez ici la nouvelle publication ! Bonne lecture !



La SBFB enquête sur le terrain…




Quoi de neuf en salle d’autopsie ?



La SBFB,

en collaboration avec le département de pathologie et morphologie de la faculté de médecine vétérinaire de Liège (DMP) ainsi que le département clinique des animaux de production (DCP),

vous présente :



« Deux cas d’urolithiases fatales »



Premier cas


Anamnèse et Clinique


Bovin de race Blanc-Bleu-Belge, mâle, âgé de 9 mois pesant 180 kg.


Le vétérinaire traitant est appelé pour abattement, anurie, absence de matières fécales et inappétence.

Les symptômes sont visibles depuis la veille, avec aggravation ce jour : l’animal reste couché dans son box et ne se déplace plus spontanément. Il est normotherme.

Le vétérinaire constate directement la présence de cristaux en région du fourreau et suspecte une obstruction urinaire par calcul(s).

L’animal est dans un état de santé jugé satisfaisant lui permettant un transfert vers le pôle ruminant (RUPO) de la faculté de médecine vétérinaire de Liège en vue d’un examen plus approfondi et d’une éventuelle prise en charge chirurgicale.


--> Examen clinique :


L’animal est plutôt maigre. Il se tient debout mais est abattu.


FR : 52, légère polypnée

FC : 40, choc précordial diminué

T° 38,6°C, extrémités chaudes

Muqueuses et ganglions normaux

Pli de peau : 3 secondes, déshydratation


Examen spécial (systèmes propédeutiques) :


Système urinaire : présence de cristaux en bout de fourreau, l’abdomen est gonflé et très tendu à la palpation.


Système respiratoire : jetage nasal bilatéral muqueux, cornage expiratoire.


Système digestif : les bruits digestifs sont diminués dans les quatre cadrans à l’auscultation.


Système cutané : présence de plaques alopéciques à la base de la queue avec hyperkératose.


--> Diagnostic différentiel :


- Urolithiase, obstruction urinaire et uropéritoine

- Obstruction digestive

- Péritonite


--> Examens complémentaires :


Hématologie :


Prot.tot.plasmatiques : 71

Prot.tot.sériques : 62

Fibrinogène : 9


Biochimie :


Les taux de créatinine et d’urée sont très élevés.


Echographie abdominale : présence d’une grande quantité de liquide anéchogène dans la cavité abdominale, vessie ronde et de grande taille.


--> Diagnostic :


Insuffisance rénale aiguë, suspicion d’obstruction urétrale proximale avec uropéritoine.


--> Traitement :


Au vu de l’état général de l’animal et des résultats des paramètres sanguins, l’euthanasie a été réalisée.


Autopsie


Ce veau autopsié en septembre 2023 était dans un état d'embonpoint correct à la limite de la maigreur ; il présentait un gonflement périnéal.

L'examen nécropsique a révélé :

- une péritonite sérofibrineuse très sévère

- un globe vésical avec cystite érosive

- une pyélonéphrite fibrineuse et purulente bilatérale avec présence de centaines de micro-abcès au niveau des corticales et dans la zone comprise entre le rein et la capsule.


(Fig n°1 – Micro-abcès en région corticale et capsulaire rénale – Photopsie – DMP)


(Fig n°2 – Zoom sur les micro-abcès situés entre le rein et la capsule rénale – Photopsie – DMP)



(Fig n°3 – Zoom sur les micro-abcès en région corticale rénale – Photopsie – DMP)


- la présence de calculs dans l'urètre en région proximale et distale.

- une rupture de l'urètre juste en aval du col de la vessie.


Les lésions urinaires étaient liées à l'urolithiase vraisemblablement consécutive à un déséquilibre alimentaire.


L’« œdème » périnéal était la conséquence de la rupture urétrale avec accumulation d'urine. Le liquide présent dans l'abdomen ne semblait pas être de l'urine ; en effet, la localisation de la rupture urétrale ne permettait pas l'écoulement de l'urine jusqu'à l'abdomen vu la . présence de tissu interstitiel solidarisant les différentes structures de la cavité pelvienne.


Cependant, une autre hypothèse concernant la présence éventuelle d'urine dans l'abdomen pourrait être liée à une percolation de celle-ci depuis la vessie, en relation avec une perte de perméabilité de cette dernière consécutive aux lésions tissulaires.


Toutefois, l'hypothèse la plus probable était que ce liquide soit en partie du transsudat consécutif au "blocage" urinaire et en partie de l'exsudat lié à la péritonite. L'origine de cette dernière n'était pas claire ; il pourrait s'agir d'une péritonite par contiguïté des tissus à partir des lésions rénales vu que les capsules étaient elles-mêmes atteintes.





Second cas


Anamnèse et Clinique


Bovin Wagyu, mâle âgé d’1 an et 10 mois et pesant 613 kg.


Le vétérinaire traitant a visité ce bovin en fin d’engraissement pour abattement, gêne abdominale (l’animal se couche en « crapaud ») et anurie depuis la veille.

L’animal présentait une légère hyperthermie, une légère déshydratation, un abdomen en forme de « poire » et des signes de coliques.

Un examen transrectal avec échographie montrait une vessie remplie et anormalement dilatée. Le fourreau était sec.

Le régime alimentaire de l’animal était composé d’herbe en prairie, de foin et de tourteaux d’engraissement à volonté.


L’animal a reçu du Buscopan® et un traitement antibiotique à base de trimétoprin-sulfamidés, ainsi que des AINS.

Au vu de la valeur de l’animal, il est référé directement en urgence vers le pôle RUPO de la faculté, afin d’envisager une éventuelle urétrostomie.


--> Examen clinique :


L’animal est en bon état d’embonpoint, il se tient debout mais est abattu.

FR : 52, FC : 92 (tachycardie)

Muqueuses et ganglions normaux


Examen spécial (systèmes propédeutiques) :

Système urinaire : L’abdomen est gonflé et tendu à la palpation.


--> Diagnostic différentiel :


- Urolithiase, obstruction urétrale avec uropéritoine

- Obstruction digestive

- Péritonite aigüe


--> Examens complémentaires :


Biochimie :



Dosage L-Lactate (Accutrend+) :

- paracenthèse 2,1 mmol/L

- sang 2,8 mmol/L


Aide à l’interprétation du L-lactate:


« Le dosage du L-lactate dans le liquide de paracentèse revêt un intérêt clinique certain. La concentration plasmatique en L-lactate est quasi similaire à celle du liquide péritonéal (ratio liquide péritonéal : sang = 0,26-0,91). La norme établie dans ce dernier est d’environ 0,19-1,31 mmol/L. Sa concentration augmente lors d’ischémie intestinale ou abomasale (synthèse de Llactate lors de la glycolyse anaérobie). Le L-lactate croît d’abord dans le liquide péritonéal puis dans le plasma par la suite. Ce dosage permet alors une indication diagnostique et pronostique lors de colique chez les bovins » (Wittek et coll, 2010).


Une hyperlactatémie sanguine (L-lactate > 2mmol/L) est le plus souvent le reflet d’une hypoperfusion tissulaire périphérique et est utilisée dans toutes les espèces comme marqueur de choc.



Echographie abdominale :


Présence d’une grande quantité de liquide anéchogène dans l’abdomen, vessie ronde et de grande taille, urètre périnéal non visible à l’échographie.


(Fig n°4 – image échographique de l’uropéritoine avec présence de fibrine – FMV Ulg - Pôle RUPO)

Légende : 1 = épanchement péritonéal, 2 = fibrine, 3 = masse intestinale contenue dans le grand omentum


--> Diagnostic :


Insuffisance rénale aiguë, suspicion d’obstruction urétrale haute avec uropéritoine.


--> Traitement :


Au vu de l’état général de l’animal, de l’évaluation clinique et des paramètres biochimiques mettant en évidence un processus inflammatoire abdominal aigu (péritonite), une euthanasie a été réalisée.


Autopsie


Ce bœuf autopsié en septembre 2023 était dans un excellent état d'embonpoint.

À l'ouverture de la cavité abdominale ont été observés un globe vésical mais aussi une péritonite sérofibrineuse centrée sur la vessie. En effet, seule la séreuse vésicale était tapissée de fibrine.

La section de la vessie a révélé une cystite hémorragique ulcérative sévère avec plus de 50% de la muqueuse atteints. Cette cystite était associée à la présence de centaines de calculs de 1 à 6 mm de diamètre ronds, verdâtres.


(Fig n°5 – cystite hémorragique ulcérative avec nombreux calculs vésicaux – Photopsie – DMP)


Des calculs de même nature étaient présents au niveau du col et dans l'urètre proximal.


(Fig n°6 – calculs dans l’urètre proximal – Photopsie – DMP)


L'urètre était congestif dans la région de la courbure ischiale mais aucune présence de calcul n’a pu être mise en évidence dans cette section ; cependant un calcul obstructif était présent au niveau du "S" pénien.

Les reins étaient indemnes de lésion macroscopique.

L'urolithiase était à l'origine du globe vésical et de la cystite ; cette dernière était la cause de la péritonite viscérale localisée par contiguïté de tissu.



Discussion


L’urolithiase obstructive est une affection d’origine nutritionnelle sporadique mais importante en termes de morbidité et de mortalité chez le bovin.


Facteurs de risques et composition


Elle concerne principalement les individus mâles en raison de leur anatomie urinaire particulière (inflexion sigmoïde de l’urètre, processus urétral), et les animaux dont la ration comporte une forte proportion de concentrés (engraissement) et de minéraux.


Les calculs urinaires sont des formations cristallines composées d’une part d’une matrice organique (mucoprotéines, peptides, débris épithéliaux) et d’autre part de cristalloïdes inorganiques (calcium, magnésium, phosphate) présents dans l’urine.


Les facteurs de risques pour la formation de la partie organique :


a) Risque de desquamation de la paroi vésicale lié à

- une carence en vitamine A

- une métaplasie épithéliale

- l’administration d’œstrogènes

b) Risque de lésion de la paroi vésicale lié à :

- un trauma ou chirurgie

- néoplasie ou papillome

c) Une infection urinaire (présence de bactéries)


Les facteurs de risques liés à la fraction minérale inorganique :


a) un équilibre hydrique négatif (défaut d’abreuvement)

b) un Ph urinaire trop alcalin réduisant la solubilité des struvites, des phosphates de calcium et des carbonates de calcium (alimentation riche en céréales ou en légumineuses)

c) l’alimentation de par sa composition et sa fréquence de distribution


Chez les ruminants, les deux types de calculs principalement rencontrés sont :


calculs de struvites à ration à base de céréales et forte concentration de phosphore par rapport au calcium (les plus fréquents chez les bovins)

calculs de carbonate de calcium à fourrage riche en calcium et oxalates et pauvre en phosphore et magnésium (ration riche en légumineuses)(les plus fréquents chez les petits ruminants)


Dans de plus rares cas, citons aussi :


calculs de silicate à fourrage riche en silice combiné à une carence en cuivre et zinc (pâturages Amérique du Nord)

calculs d’oxalate de calcium à origine non encore déterminée avec précision, assez rare.


(Fig. n°7– tableau récapitulatif des types de calculs et des facteurs de risque – Geoffroy Dell’Omini - Urolithiase obstructive et rupture de la vessie chez un taureau charolais de 5 ans au pâturage - Point Vétérinaire 378 :46-51)


Zones principales d’obstruction chez le bovin


(Fig. n°8 – zones principales d’obstruction chez les bovins – « Fertilité du taureau de boucherie » - Tom Hamilton (MAAARO) – Annotations pôle RUPO – FMV Ulg)


Zone 1 : pole vésical --> si obstruction, distension de la vessie et uropéritoine.

Zone 2 : arcade ischiale --> si obstruction = distension de l’urètre au-dessus (« 3ème fesse »)

--> si rupture œdème sous cutané en région périnéale et sous-ventrale.

Zone 3 : 2ème courbure du S pénien. Zone d’obstruction la plus fréquente chez le bovin ! (Zone plus fibreuse due à l’insertion du muscle rétracteur du pénis). La plupart du temps, le bovin est présenté pour œdème sous-cutané en région sous-ventrale consécutif à la rupture urétrale.


Signes cliniques


Lors d’urolithiase obstructive, on peut observer les symptômes suivants :

- anorexie

- dépression et faiblesse

- bruxisme

- dysurie, ténesme (parfois avec prolapsus rectal)

- signes de coliques intenses (animal campé, piétinement, tape vers ses flancs)

- œdème en région périnéale, inguinale, préputiale et abdominale ventrale (en cas de rupture d’urètre)

- distension de l’abdomen (ventrale bilatérale en cas de rupture de vessie)

- observation de cristaux sur les poils préputiaux

- pulsation de l’urètre au toucher rectal

- hypothermie


Diagnostic


Peut être posé via :


- palpation ou échographie transrectale : mise en évidence de la distension vésicale (en absence de rupture), palpation en région du flexion sigmoïde, pulsation de l’urètre pelvien.


- radiographie : mise en évidence des calculs, ceux au carbonate de calcium sont assez radio-opaques, les phosphatiques beaucoup moins.


- échographie transabdominale ou succussion : présence de liquide abdominal libre en cas de rupture de vessie


- abdominocentèse : mise en évidence de la présence d’urine si rupture via dosage de la créatinine (taux supérieur au double de la créatinine sérique si présence d’urine)


- analyse d’urine si un échantillon peut être obtenu : on y retrouve des protéines et du sang (non spécifiques), parfois des cristaux bien que souvent absents chez les animaux obstrués.


(Cas particulier : chez les petits ruminants, une extériorisation du pénis sous sédation permet un examen au niveau de l’appendice vermiforme à la recherche de cristaux.)


Traitement


Médical :


Il consiste à rétablir la perméabilité de l’urètre, à corriger les déséquilibres électrolytiques, à fournir une analgésie, à corriger une éventuelle insuffisance rénale aïgue, à réduire l’inflammation de l’urètre et prévenir l’infection.


Attention : la diurèse doit être rétablie avant de perfuser !


- fluidothérapie intraveineuse (NaCl 0.9%)

- AINS

- antibiotique large spectre (type bêta-lactamines)

- acidifiants urinaires (chlorure d’ammonium) uniquement en cas de calculs phosphatiques


La plupart du temps, en cas d’obstruction simple, la dissolution rapide des calculs n’est pas possible au vu de la taille de ceux-ci, et un traitement chirurgical est nécessaire pour rétablir la diurèse.


Chirurgical :


En cas de rupture urétrale chez un bovin, l’urgence est de rétablir la diurèse au moyen de drains sous-cutanés.


Si l’animal est en insuffisance rénale aigue, le fait de rétablir la diurèse permet de le perfuser pendant quelques heures et de répéter une biochimie urée/créatinine afin de savoir si l’insuffisance rénale est réversible ou non et si on peut entreprendre alors une anesthésie avec chirurgie.


Dans le cas d’un uropéritoine et/ou péritonite, les lésions de la vessie sont irréversibles et le pronostic est sombre. Aucun traitement chirurgical ne peut alors être tenté.


Les cas d’obstruction urétrale sans rupture sont peu fréquemment rencontrés en clinique chez les bovins (plus fréquents chez les petits ruminants). Le bovin est souvent présenté suite à l’apparition d’œdème périnéal ou sous-ventral consécutif à la rupture urétrale.


Parmi les possibilités chirurgicales, citons :


- urétrostomie périnéale haute, basse (sigmoïde distale) et antéscrotale est la technique la plus utilisée en cas de rupture urétrale basse car c’est celle qui a le rapport bénéfice/risque le plus élevé.


(Fig. 9 - Urétrostomie ischiale - Jessica Cowley and Richard Hopper - Management of urolithiasis in breeding bulls - Clinical Theriogenology 2023, 15, 9646)


- cystotomie tubulaire avec sonde de Foley (taux de réussite à long terme 86%), bien que cette technique soit plus souvent réalisée chez les petits ruminants. Technique réalisable en l’absence de rupture urétrale et de lésions vésicales.


(Fig.10 - Approche schématique de la cystotomie tubulaire - Jessica Cowley and Richard Hopper - Management of urolithiasis in breeding bulls - Clinical Theriogenology 2023, 15, 9646)


(Fig. 11 - Placement d’une sonde de Foley dans le cadre d’une cystotomie tubulaire - Jessica Cowley and Richard Hopper - Management of urolithiasis in breeding bulls - Clinical Theriogenology 2023, 15, 9646)


- marsupialisation de la vessie (taux de réussite entre 66 et 94% selon les études), réalisable en l’absence de rupture urétrale et de lésions vésicales. L’inconvénient est un risque élevé de cystite post-opératoire.


- urétrotomie, réalisable en l’absence de rupture urétrale et de lésions vésicales. L’inconvénient est un risque élevé de sténose post-opératoire.


- chez les petits ruminants, ablation de l’appendice vermiforme et chez le bovin amputation du pénis, mais le risque de réobstruction est élevé.


Une description de ces techniques chirurgicales peut être consultée via les liens suivants :


• thèse de doctorat « Urologie et Néphrologie des ruminants » du Dr Caroline Bidault réalisée en 2009 et renseignée dans le lien suivant (p. 213 à 228) : https://theses.vet-alfort.fr/telecharger.php?id=1131


• «Management of urolithiasis in breeding bulls »- Jessica Cowley and Richard Hopper - Department of Clinical Sciences, College of Veterinary Medicine, Auburn University, Auburn, AL, USA - Clinical Theriogenology 2023, 15, 9646 https://clinicaltheriogenology.net/index.php/CT/article/view/9646/15776


Prévention


Vérifier tout d’abord l’accès à l’eau en termes de quantité et de qualité (dureté, potabilité, température…), permettant d’avoir une urine moins concentrée, et réduisant ainsi le risque de sursaturation et de cristallisation. L’apport de sel dans la ration est un moyen d’augmenter l’absorption hydrique.


L’étude de la ration est importante afin d’identifier et d’éliminer les facteurs de risques.

Pour réduire la fraction matricielle, il faut assurer les apports en vitamine A et en oligo-éléments, couplé à une réduction des aliments riches en protéines, ce qui réduit la probabilité de métaplasie des voies urinaires.


Pour réduire la fraction minérale, le contrôle et la stimulation de l’abreuvement couplés à l’équilibre de l’apport minéral de la ration restent les meilleures stratégies d’action. L’acidification des urines (chlorure d’ammonium) peut être entreprise pour les calculs de type phosphatiques mais pas pour ceux composés de calcium car l’ajout de chlorure d’ammonium peut provoquer une acidose métabolique qui elle-même provoque une augmentation de l’excrétion de calcium dans les urines.


L’étude du rapport Ca/P doit être évaluée, afin que le ratio ne dépasse 2 à 2.5/1. Une augmentation de ce rapport favorise la formation de calculs de carbonate de calcium. Une réduction de ce rapport favorise la formation de calculs phosphatiques.


Conclusion


La prévention de l’urolithiase bovine est essentielle car elle reste le meilleur moyen d’action sur cette pathologie.

Le diagnostic est en effet souvent posé tardivement, et les traitements médicaux et chirurgicaux restent complexes et difficiles à mettre en œuvre sur le terrain.


Remerciements :


- au Dr CASSART Dominique (DMP) – Service d’Autopsie (FMV, ULiège)

- au Dr CASALTA Hélène - Pôle ruminants (FMV, ULiège)

- au Dr EPPE Justine – Pôle ruminants (FMV, ULiège)

- aux Dr Bruno BOXUS (VetGaume - Tintigny) et au Dr Serge LEONARD (Anthisnes) (vétérinaires traitants)

pour leur aide et leur support technique.


Pour la Société Belge Francophone de Buiatrie,

Dr Henrard Pascal








Sources :

- «Urolithiasis in Ruminants» - Meredyth Jones , DVM, DACVIM-LAIM, College of Veterinary Medicine, Oklahoma State University – MSD Vetrinary manual


- « Urolithiase obstructive et rupture de la vessie chez un taureau charolais de 5 ans au pâturage » - Geoffroy Dell’Omini, Vincent Herry, Christophe Roy, Jean-Louis Roque, Pierre-Michel François, Alexis Ferrieres, Nicolas Herman - September 2017 - Point Veterinaire 378:46-51 - https://www.researchgate.net/publication/337324172_Urolithiase_obstructive_et_rupture_de_la_vessie_chez_un_taureau_charolais_de_5_ans_au_paturage


- « Urologie et néphrologie des ruminants » - Dr Caroline BIDAULT – Thèse de Doctorat – Ecole Nationale Vétérinaire d’Alfort – 2009


- «Utilisation du L-lactate et de l’analyseur de gaz sanguins en pratique rurale » - Hugues Guyot, Sébastien Vandeputte, Claire Gaillot- JOURNEES NATIONALES SNGTV 2014 - https://orbi.uliege.be/bitstream/2268/185050/1/Guyot-21mai-pleniere-A(relu).pdf


- «Management of urolithiasis in breeding bulls »- Jessica Cowley and Richard Hopper - Department of Clinical Sciences, College of Veterinary Medicine, Auburn University, Auburn, AL, USA - Clinical Theriogenology 2023, 15, 9646


- « La fertilité du taureau de boucherie » - Tom Hamilton, Deb Stark - Ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation et Ministère des Affaires rurales (Canada) – janvier 2006

288 vues0 commentaire
bottom of page