Prix 2026 de la Buiatrie : un travail consacré à Mycoplasma bovis chez le veau Blanc-Bleu Belge
- Leonard Theron
- 4 juil.
- 2 min de lecture
La Société de Buiatrie a le plaisir de mettre à l’honneur le Prix 2026 de la Buiatrie, attribué à Eugénie Materne pour son travail de fin d’études intitulé :
“Mycoplasma bovis chez les veaux Blanc-Bleu Belge mâles destinés au centre de sélection bovine : influence de l’âge, de la saison de vêlage, de la parité maternelle et de la vaccination sur le diagnostic sérologique.”

Ce travail aborde une problématique très concrète de la médecine bovine : la maîtrise de Mycoplasma bovis dans les élevages et ses conséquences sanitaires, économiques et commerciales, en particulier chez les jeunes veaux mâles destinés aux centres de sélection.
Mycoplasma bovis reste un agent pathogène complexe à gérer. Il peut être impliqué dans des affections respiratoires, articulaires, mammaires ou auriculaires, avec une capacité à persister dans les troupeaux et à compliquer l’interprétation des diagnostics. Dans ce contexte, la sérologie utilisée lors des contrôles sanitaires à l’achat ou avant l’entrée en centre de sélection constitue un outil important, mais dont l’interprétation doit rester prudente.
L’étude d’Eugénie Materne s’est appuyée sur le suivi de 54 veaux mâles Blanc-Bleu Belge, issus d’une exploitation de rassemblement confrontée à M. bovis, et a analysé plusieurs facteurs susceptibles d’influencer le statut sérologique : l’âge des veaux, la saison de vêlage, la parité maternelle et le type d’autovaccin utilisé.
Les résultats mettent en évidence plusieurs éléments intéressants pour la pratique. Les veaux séropositifs étaient significativement plus jeunes que les veaux séronégatifs. La proportion de résultats positifs diminuait également avec l’augmentation de la parité maternelle. Une diminution de la séropositivité a été observée durant la période estivale, sans atteindre le seuil de significativité statistique. Enfin, aucune différence significative n’a été mise en évidence entre les deux formulations d’autovaccins évaluées.
Au-delà des résultats chiffrés, ce travail rappelle un point essentiel : face à Mycoplasma bovis, le diagnostic ne peut pas être interprété isolément. L’âge de l’animal, le contexte d’élevage, la gestion du colostrum, la vaccination, les conditions de logement et la pression infectieuse doivent être intégrés dans une lecture globale.
Ce prix récompense un travail ancré dans la réalité du terrain, avec une forte orientation buiatrique : comprendre les données disponibles, les relier à la biologie de l’animal et en tirer des pistes concrètes pour améliorer la gestion sanitaire des élevages bovins.
La Société de Buiatrie félicite chaleureusement Eugénie Materne pour ce travail rigoureux, utile à la profession, et tourné vers une meilleure compréhension des enjeux sanitaires en élevage bovin.




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